Nichée sur les flancs d’une vallée, elle-même entourée par les sommets de somptueux volcans, Quito vous coupera le souffle. Tout d’abord littéralement parce qu’elle est située à une altitude moyenne de 2850 mètres au-dessus du niveau de la mer, ensuite parce qu’elle est l’une des plus belles capitales andines pour avoir su préserver son centre historique de type colonial, d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Avec ses 2 millions d’habitants (près de 3 millions si l’on prend en compte son agglomération), Quito est une immense ville qui s’étend de tout son long dans la vallée située entre les volcans Rucu Pichincha et Chichoca.

Infos pratiques

Comment s’y rendre ?

Depuis l’Aeropuerto internacional Mariscal Sucre

Vous pouvez rejoindre le centre-ville de multiples façons :

Bus publics :
Les bus desservent les terminaux principaux de la ville.
Prix : 2,00$
• Au nord, le terminal Rio Coca
De 5h30 à 22h00
• Au sud, le terminal Quitumbe
De 05h30 à 19h00

Bus privés :
La société Aeroservicios assure les transferts entre le nouvel aéroport et l’ancien, situé sur l’actuel parc du bicentenaire, proche du centre-ville.
Prix : 8,00$ par trajet
Réservations : www.aeroservicios.com.ec

Horaires:
Du lundi au vendredi
Quito – Aéroport: de 03h30 à 22h00,
Aéroport – Quito : de 04h30 à 23h00.
Toutes les 30 minutes.
Des bus peuvent quitter l’aéroport après 23h30 si le taux d’occupation est suffisant.

Samedis, dimanches et jours fériés
Quito – Aéroport : de 04h00 à 21h30,
Aéroport – Quito : de 05h00 à 23h30.
Toutes les 30 minutes.

En taxi :
La course jusqu’au centre-ville est au prix fixe de 26,00$. Pour les autres zones de la ville, les prix varient de 17,00$ (Cumbaya) à 47,50$ (San Antonio de Pichincha).

Voitures de location :
Vous trouverez les principales agences de location (Hertz, Avis, Localiza, Budget and Thrifty) dans le hall des arrivées du terminal.

Depuis les terminaux de bus

Voir ci-dessous.

Comment circuler ?

Bus rapides :
La ville est dotée d’un systeme de transport en commun très développé, rapide et au prix extremement democratique (0,25$). Le reseau Metrobus-Q se compose de trois circuits principaux : Trole (trolleybus), Ecovía et les Metrobus. Tous circulent le long de l’axe nord – sud et disposent la plupart du temps de voies propres, ce qui les rend rapides et efficiaces.
http://www.trolebus.gob.ec/

Les Trole (trolleybus) sont differentes lignes rapides deservant le centre de la ville le long de l’autoroute E 35, laquelle se decompose lors de son passage a travers la capitale en l’Avenida Diez de Agostos (nord), la Calle Guayaquil (centre) et l’Avenida Pedro Vicente Maldonado (sud)Bus de nuit : une large partie de la ligne est egalement deservie toute la nuit a la cadence d’un bus toutes les 30 minutes.

Ecovía desert la partie est de la ville. Ce reseau est notamment compose de bus articules. Les bus ciculent entre le terminal Rio Coca (au nord, d’ou vous pouvez rejoindre l’aeroport) et les terminaux Sur Ecovía et Quitumbe, le long de l’Avenida 6 de Diciembre (nord), l’Avenida Pichincha puis de l’Avenida Pedro Vicente Maldonado (sud).

Les Metrobus deservent principalement la partie ouest de la ville entre le Terminal La Ofelia (nord) et le Terminal Terrestre de Quitumbe (sud), en passant le long de l’Avenida América.

Bus locaux :
Ces bus (0,25$) sont ideaux pour parcourir de courtes et moyennes distances. Un de leurs princaux avantages est que l’on peut y monter y descendre pratiquement a tout moment. Ici, pas de numero de ligne, just les noms des terminus de depart et d’arrivee affiches sur un panneau situee sous le pare-brise.

À pied :
Il est facile et agréable, lorsque l’on parvient à échapper aux panaches de fumées noires crachées par les bus remontant les pentes de la ville, de se deplacer à pied. Et ce principalement dans le creux de la vallee et plus particulierement entre le centre historique et le nouveau centre.

Que faire

Dans Quito

Vieille-Ville
Prisée tant par les locaux que par les touristes, l’un des joyaux de Quito est son centre historique, ses jolies places aménagées, ses ruelles encadrées par ses beaux immeubles aux façades du 17ème siècle, ses nombreuses églises, ses monastères, sa basilique.

Plaza de la Independencia (Plaza Grande)

Cette majestueuse place populaire est cernée par de somptueux bâtiments dont la cathédrale métropolitaine de Quito, el Palacio de Carondelet (le palais présidentiel) et el Municipio (la mairie) de la ville de Quito. En son centre, se dresse le monument aux héros du 10 août 1809, date considérée comme le premier soulèvement populaire, le « Premier Cri d’Indépendance ».Sous les arcades du Palacio Arzobispal, mêlez-vous aux locaux en allant manger, accoudé au bar, un des délicieux sandwichs du Los sánduches de la Plaza Grande.

Basílica del Sagrado Voto Nacional

Souvent comparée à la Cathédrale de Notre Dame de Paris, cette massive mais non moins magnifique église de style néogothique est le plus grand édifice de ce type en Amérique Latine. Elle mesure tout de même 150 mètres de long sur 35 mètres de large, et sa nef culmine également à 35 mètres. Trônant sur une colline située au nord-est de la vieille-ville, l’église est un élément architectural proéminent du paysage urbain, visible de pratiquement n’importe quel point, elle est très utile comme point de référence pour s’orienter dans la ville. Cette situation particulière en fait également un lieu privilégié pour admirer la vue panoramique sur la ville depuis ses tours. Le premier niveau est accessible en ascenseur. Pour atteindre le sommet de la tour, il vous faudra poursuivre l’ascension via un escalier très pentu, mais la magnifique vue panoramique en vaut largement la peine.
Horaire: 9h-17hPrix: $2,00

El Panecillo
Cette colline d’origine volcanique haute de 200 mètres qui culmine à 3016 mètres au dessus du niveau de la mer est le lieu le plus visité de la ville. Au sommet de celle-ci, la statue de la Vierge de Quito, elle-même d’une hauteur de 41 mètres, est composée de 7000 pièces d’aluminium. C’est aussi la seule représentation au monde de la vierge avec des ailes. À l’intérieur de celles-ci, différents niveaux offrent une vue spectaculaires sur la ville. Située au sud du centre historique, vous pouvez joindre le sommet en gravissant les escaliers mais ceux-ci ont mauvaise réputation (bien qu’il ne me soit rien arrivé), un taxi depuis le centre est probablement l’option la plus sûre. Le meilleur moment pour avoir une vue dégagée est tôt le matin avant que les nuages ne couvrent le ciel, mais la meilleure lumière sera en fin de journée.
Horaires: 9h-13h30/14h30-17h
Entrée: $1,00

L’Église et le Monastère de San Francisco

Cet imposant édifice dont la construction commença quelques semaines après la fondation de la ville en 1534 et terminée en 1604, est le plus grand ensemble architectural de type colonial d’Amérique latine. Ensemble son église et son monastère couvrent 3 hectares sur lesquels on compte 13 cloîtres, 3 églises et une grande cour. La rigueur de sa façade contraste avec le raffinement de l’ornementation intérieure de l’église. La cour du monastère est un merveilleux havre de paix hors de la cohue de la ville.
Entrée: $2,5 (monastère)

Mercado mayorista de San Roque
Gigantesque fourmilière où les habitants de la région, de la côte et les indiens se mélangent, le marché quotidien de San Roque est le plus grand de la capitale. On y compte 2800 vendeurs et le quartier brasse hebdomadairement environ 200 mille personnes qui viennent faire leur courses ici. Sur les étals du marché couvert et des rues adjacentes, on trouve absolument de tout: fruits, légumes, épices, vêtements, etc. Malheureusement, de nombreux enfants et jeunes adolescents, principalement des filles, accompagnent leurs parents dès l’aube sur le marché et y travaille quotidiennement de 6 à 14h. La « Casa del Ninez » y mène un travail de longue haleine pour petit à petit ramener ces enfants sur les bancs de l’école.

TelefériQo
Probablement l’attraction la plus prisée de la ville, le téléphérique de Quito vous mènera en une quinzaine à de minutes au pied du volcan Pichincha. Situé à 3945 mètres d’altitude, le site touristique de la Cruz Loma offre une vue époustouflante sur la capitale et ses alentours. Prévoyez de quoi vous couvrir car il y fait significativement plus froid que dans la vallée, le tout accentué par un vent très soutenu. C’est également le point de départ pour l’ascension du volcan actif Pichincha.
Prix: $8,5 (pièce d’identité nécessaire)
Horaires: Ma-Je 9h-20h; Ve-Lu 8h-20h

Sendero de Humboldt

Les amoureux de randonnées préféreront rejoindre la Cruz Loma à pied. Pour rejoindre le sentier qui part depuis le bout de la calle El Pinar, il vous faudra traverser la favéla de La Chilena. On me l’avait déconseillé mais je n’ai pas eu le moindre souci. Si vous préférez jouer la sécurité, prenez un taxi (officiel) jusqu’à la cascade La Chorrera. Le sentier ne comporte aucune difficulté si ce n’est l’altitude. Arrivé à la Cruz Loma, il n’est pas possible de redescendre en téléphérique.
Distance: 6 km
Durée: ~ 2h30 d’ascension
Dénivelé: ↗️ 1100 mètres

Volcán Rucu Pichincha
C’est depuis la station TelefériQo que part le sentier (5,1 km) menant jusqu’au sommet du volcan culminant à 4680 mètres. Comptez environ 5 heures pour effectuer l’aller-retour. Les conditions météo sont généralement meilleures le matin; il est dès lors vivement conseillé de partir tôt le matin et au plus tard pour 11h.

Sortir

Le quartier de Mariscal est sans nulle doute le quartier le plus occidentalisé de la capitale. Les locaux la surnomment à ce titre « Gringolandia » (le pays des touristes). Vous y trouverez de nombreux magasins, restaurants, bars et discothèques. C’est d’ailleurs un haut lieu de la vie nocturne quiténienne. C’est aussi le terrain de jeu préféré des (très) jeunes délinquants qui n’hésiteront pas à profiter de votre état d’ébriété pour vous détrousser de vos biens (parfois sous la menace d’un couteau voire avec la complicité d’un chauffeur de taxi) lorsqu’il sera l’heure de rejoindre votre hostel. Comme toujours, sortez avec le strict nécessaire (copie de votre passeport), accompagné, et soyez surtout vigilant en fin de soirée. Éssayez d’avoir le numéro d’un taxi de confiance ou faites appel à un Uber (même si je ne cautionne pas cette société).

Dans les environs

Le marché d’Otavalo
La ville entourée de volcans est connue pour son grand marché de textiles colorés du samedi. Hebdomadairement, les populations indigènes locales se retrouvent ici pour vendre des textiles mais également une foule d’autres objets et également des de denrées alimentaires. Au plus fort du marché, c’est un tiers des rues de la ville qui sont couvertes d’étals. Mais vous trouverez tout au long de la semaine des vendeurs, et ce plus particulièrement sur « la plaza de los Ponchos ». Vu l’ampleur touristique qu’a pris le marché, la plupart des textiles ne sont plus confectionnés à la main mais dans des entreprises avoisinantes. Les prix y sont également jusqu’à quatre fois plus élevés que leur prix normal de vente. Mais ne perdez pas de vue que la plupart de ces personnes vivent bien en deçà du seuil de pauvreté et que la vente de ces tissus constituent une rentrée substantielle pour ces familles indigènes. Vous trouverez de l’artisanat fait-main en vous rendant dans les communautés environnantes.
Pour vous y rendre, prenez un bus jusqu’au Terminal terrestre norte de Carcelén. Ensuite, un bus va directement jusqu’à Otavalo. Comptez environ 3h en tout.

Monument Mitad del Mundo
Être au milieu du monde ou plus exactement, sur l’équateur, cette ligne imaginaire qui sépare l’hémisphère nord du sud a quelque chose de grisant. Mais ne vous attendez pas à quelque chose d’impressionnant. Le lieu a plus une valeur symbolique car c’est ici que fut menée la mission géodésique diligentée par l’académie française des sciences en vue de mesurer la longueur d’un arc de méridien d’un degré, à proximité de l’équateur donc. La mission scientifique devait, conjointement avec une expédition envoyée près du Pôle Nord, en Laponie, confirmer ou infirmer l’hypothèse d’Isaac Newton selon laquelle le globe terrestre n’est pas une sphère parfaite, mais est enflé près de l’équateur et aplati aux pôles. On vous y fera faire quelques expériences amusantes mais qui n’ont pas de valeur scientifique. Ceci car la force de Coriolis (laquelle est responsable de la rotation des fluides qui se déplacent à la surface de la Terre) est nulle à l’équateur et ne commence à avoir des effets qu’à des latitudes de plus de 5 à 10 degrés. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’y a pas de cyclones à l’équateur. De plus, la force de Coriolis est totalement négligeable sur des petites quantités d’eau comme celles impliquées dans l’écoulement de votre évier.
Prenez un Metrobus jusqu’au terminal Ofelia et ensuite le bus allant à Mitad del Mundo.