One Way Ticket to the World

“Take only memories, leave only footprints.” – Chief Seattle

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Dans la précipitation

Tout s’est précipité si rapidement ! Il y a encore un mois, je n’imaginais pas un seul instant que je serai aujourd’hui à Rio de Janeiro, première destination, à l’entame d’un tour du monde.

Tout à commencé, le 22 décembre, lorsque je perdis mon emploi. À cet instant précis, je savais déjà que je partirai pour quelques mois, tout au plus quatre ou cinq, à la découverte de l’Amérique du Sud, ce continent dont je n’avais encore jamais foulé le sol. À la fois fascinant mais également intimidant, ce nouveau monde rassemblait, à mes yeux, le meilleur comme le pire de ce que la Terre et l’humanité peuvent rassembler.
Depuis des années, je portais ce rêve de prendre une pause carrière et d’entamer un voyage de plusieurs mois, à la découverte des peuplades du monde, de ses paysages époustouflants mais aussi de moi-même. Avec les années, l’Asie était devenue mon terrain d’exploration et d’émerveillement. La Birmanie, le Vietnam, le Sri Lanka, le Japon (à deux reprises) et l’Inde avaient éveillé en moi, une soif d’aller plus loin encore, et surtout plus longtemps que les trois à quatre semaines de congé consécutives qu’il m’était permis de prendre au sein de l’entreprise dans laquelle je travaillais.

Trois jours après avoir été licencié avec effet immédiat, je partais pour quatre semaines en Inde, un voyage alors prévu depuis plusieurs semaines. Ironie du sort, le timing n’était dès lors  pas si mauvais; durant ce voyage, j’allais pouvoir réfléchir à ce que j’allais faire des mois qui allaient suivre pour ne pas dire de ma vie. Durant les premiers jours, je fus pris d’un sentiment intense de liberté, celui de tous les possibles, comme je ne l’avais que trop rarement vécu. Je pouvais décider de me lancer dans n’importe quelle direction: je n’avais comme limites que celles de mon courage. Devant moi, se trouvait une page blanche d’un roman, celui d’une nouvelle vie, sur laquelle, si j’en saisissais l’opportunité, je pourrais coucher les mots d’un plein accomplissement personnel.

Partir en Amérique du Sud, durant quelques mois, l’envie, bien qu’évidente, je n’avais encore à ce stade aucune idée des pays que je souhaitais visiter et a fortiori, de mon itinéraire. Tout commença donc par la planification. L’Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou, l’Equateur, la Colombie, je réalisai rapidement que je souhaitais tous les visiter, vivre l’entièreté de ces pays qui selon moi, étaient représentatifs d’une véritable expérience de l’Amérique latine. Je ne parvenais pas à me résoudre à supprimer certains d’entre eux, au contraire, je ne souhaitais qu’une chose: continuer le périple plus au nord encore, en y ajoutant l’Amérique Centrale. L’autre évidence qui suivit immanquablement, fut que je devais prolonger la durée de mon voyage. À la mi-janvier, mon itinéraire comptait alors une huitaine de pays pour une durée de 7 mois et deux semaines. Ça restait ambitieux voire irréaliste mais, c’était irrépressible, je devais le faire.

Au terme de ce voyage, j’allais rejoindre une de mes meilleures amies, Angela, qui, il y a 5 ans, a quitté sa Belgique natale pour s’installer à Sarasota, en Floride et y vivre le rêve américain. Non seulement, elle est parvenue à le réaliser mais elle continue à le vivre chaque jour ! Le rendez-vous est donné pour quatre jours lors du dernier week-end de septembre à Atlanta, en Géorgie étasunienne, pour vivre l’expérience unique du festival TomorrowWorld, le « petit » frère du festival de musique électro, mondialement connu, Tomorrowland, lequel se tient chaque été en bordure d’un petit village de Belgique au nom très évocateur « Boom » ! À ce week-end déjanté, doit suivre une semaine de repos dans la ville de Sarasota, où Angela et son mari, Olivier, ont élu leur domicile et leur restaurant Antoine’s qui a déjà fait l’objet d’articles élogieux, dont celui du Herald-Tribune . Nichée dans le Golfe du Mexique, Sarasota est certes une ville pour retraités fortunés américains, elle n’en attire pas moins les touristes du monde entier pour ses plages d’un sable blanc immaculé et ses nombreuses activités culturelles.

Visualiser ! Je voulais visuellement voir ce que signifierai une telle épopée. Je fis alors quelques recherches de sites qui mettraient tout cela à la lumière d’un fil d’Ariane, qui de pays en pays, me permettrait d’appréhender mon chemin. Parmi plusieurs solution, celle proposée par TravellersPoint retint mon attention. Je commençai alors à dessiner mon itinéraire mais au lieu de m’arrêter à Sarasota, je continuai vers l’Amérique du Nord: New York, une de mes villes préférées puis Chicago, d’où part un train légendaire, le California Zephyr train, pour rejoindre San Francisco. Tout s’enchaîna très vite, un saut au-dessus l’Océan Indien et voilà que je rentrai par l’Asie et le Moyen-Orient. La bloucle était bouclée et je m’étais embarqué dans une aventure qui devait durer au moins 12 mois!