Une magnifique île tropicale à la végétation luxuriante, entourée par les eaux cristallines de la mer des Caraïbes, où avec ses vieilles Cadillac américaines, la Salsa omniprésente, ses cigars et son rhum à la renommée mondiale, le temps semble s’être arrêté quelques part dans les années cinquante. Sa seule évocation en fait rêver plus d’un.

Devenue une icône parmi les icônes, l’île pourrait presque faire oublier les terribles épreuves que ses habitants ont eu à endurer durant plus de cinq siècles et dont ils commencent seulement à voir la fin.

Cuba est un pays tout en contraste et c’est certainement l’une de ses caractéristiques la plus fascinante. Malgré toutes les difficultés du quotidien auxquelles les Cubanais doivent encore faire face, il y règne une certaine allégresse. La grande majorité des habitants sont heureux, ça se voit, ça se ressent et ils partageront volontiers avec vous leur amour de la vie. Ici la débrouille et la solidarité sont les maîtres-mots. C’est aussi l’un des pays les plus sûrs que j’ai eu à visiter jusqu’à présent, peut-être même le plus sûr.

MONNAIE

Comme d’autres îles des Caraïbes, Cuba est une destination relativement chère où le baroudeur aura a priori quelques difficultés à voyager à bas prix. Essentiellement parce que depuis 1994, et ce afin de compenser l’interdiction du dollar américain sur le territoire, le gouvernement castriste à mis en circulation une seconde monnaie destinée initialement uniquement aux touristes:

le Peso Convertible, communément appelé le CUC (prononcez “C-OU-C”) qui vient de Cubano Convertible. Sa valeur suit de (très) près celle du dollars américain.

L’autre devise est la Moneda Nacional ou CUP (prononcez “C-OU-P”), communément appelée Moneda Nacional ou Peso. Les transactions quotidiennes entre locaux se font en CUP (Moneda Nacional) alors que la plupart des biens de consommation, hors nourriture, s’achètent en CUC (Peso Convertible).

1 CUC = 25 CUP, parfois 24.

Parallèlement à l’introduction du CUC, l’économie du pays bénéficie grandement du fait que les touristes fréquentent généralement d’autres établissements que les locaux et où les prix sont considérablement gonflés. Un café court type expreso qui coûtera 1 CUP (0,03€) dans un comptoir de rue fréquenté par les locaux, vous coûtera dans un même type de comptoir de rue mais à destination des touristes, minimum 25 fois le prix, à savoir 1 CUC (0,88€), voire beaucoup plus. En conséquence, le coût de la vie pour un touriste est autrement plus cher que pour les locaux. C’est aussi souvent le cas pour les transports comme le train, la visite des monuments historiques, des musées, etc. pour lesquels un prix pour les locaux et un autre pour les touristes seront affichés. C’est encore plus flagrant pour les transports où les touristes sont tenus de n’utiliser que la compagnie de bus Viazul ou les taxis (collectifs ou non).

Ces différences s’expliquent par un pouvoir d’achat dramatiquement réduit pour la plupart des cubains — le salaire mensuel moyen se situe aux alentours de 20 US$ par mois —, toutefois, le gouvernement subsidie différents services tels que les transports publics.

Mais avec un peu de débrouille, de la flexibilité et du temps, il est possible de vivre et voyager pratiquement comme un Cubain.

CHANGER SES DEVISES VERS DES CUC

Il y a donc deux monnaies en circulation: le Peso, aussi appelée Moneda Nacional ou encore CUP et les CUC, la monnaie “des touristes”.

À l’aéroport de La Havane, lorsque vous aurez passé la douane et récupéré vos bagages, au niveau du point de rencontre situé en zone publique, se trouvent 3 Casas de Cambio (CADECA ou Bureaux/Maisons d’échange, gérées par l’Etat).
Une au niveau de la salle de rencontre publique et deux juste de part et d’autre des portes de sortie du bâtiment. Vous ne pourrez y échanger vos devises que vers des CUC. La première CADECA est aussi munies de distributeurs d’argent qui acceptent les cartes de débit et de crédit telles que VISA et Mastercard.  Ici aussi, vous ne pourrez retirer uniquement que des CUC.

Changez des Euros, des Livres Sterlings, des Dollars Canadiens mais évitez les Dollars Américains et les Pesos Méxicains qui souffrent d’un taux de change misérable. Dans tous les cas, par tranche de 50$ (ou équivalent), la CADECA va prélever 2,5$ de taxe, puis multiplier le solde restant par le taux de conversion correspondant.

Les CADECA mais également les banques ne disposent pas toujours de petites coupures étrangères. Il peut dès lors s’avérer difficile d’échanger vos grosses coupures étrangères en coupures plus petites.

Devise

Buy

Sell

EUR

1,17305

1,11025

USD

1,02750

0,97250

CAD

1,27553

1,34765

CHF

0,97699

1,03224

GBP

1,35073

1,26897

JPY

110,19891

116,432016

MXN

19,37984

20,47502

CUC

1,00000

1,00000

CUP

24,00000

25,00000

Il est aussi possible de changer ses devises étrangères contre des CUC “dans la rue”. C’est d’ailleurs souvent plus intéressant que de passer par une CADECA. Pour cela, adressez-vous aux locaux pour savoir si ils connaissent quelqu’un qui pourrait échanger vos Euros ou vos Dollars en CUC. Certains particuliers affichent même, bien qu’extrêmement rarement, sur leur façade une pancarte annonçant la possibilité d’échanger des devises chez eux. Dans tous les cas, l’échange se fera toujours dans la maison de la personne, à l’abri des regards. N’ayez aucune crainte. Pour 100 dollars, escomptez au mieux 97 CUC. Mais le change oscille plus généralement autour des 95 CUC.

CHANGER DES CUC EN MONEDA NACIONAL (CUP)

Ce n’est qu’à La Havane et dans la plupart des villes de Cuba que vous pourrez échanger vos CUC vers des CUP, la monnaie nationale. La manière officielle est de passer par les CADECA, bureau de change étatique. Normalement, 1 CUC s’achète à 24 pesos, moins les taxes prélevées par la CADECA. Mais de plus en plus de petits commerces qui affichent leurs prix en CUP, acceptent également les CUC. Généralement il vous rendront la monnaie en CUP mais il arrivera également qu’ils vous la rendent en CUC.

Il est également possible de tout simplement échanger de petits montants CUC en CUP dans les commerces sans effectuer le moindre achat. Néanmoins, dans la plupart des cas, les commerçants ne seront pas à même de vous rendre le change sur plus de 5 CUC. Le change est de 24 CUP (Pesos) pour 1 CUC.

Les CUP vous permettront d’accéder plus facilement aux biens de consommation destinés aux Cubains, essentiellement la nourriture vendue par les particuliers, les petits commerçants, les vendeurs ambulants, le street food mais aussi les transports en commun cubains comme les Guagua (prononcez “wawa”) et les Camiónes; les premiers sont des bus généralement intra-provinciaux étatiques (1 CUP/trajet) alors que les seconds sont des “bus” collectifs privés effectuants généralement de plus grandes distances (min. 20 CUP/trajet).

Confusion
Le terme “Pesos” est à la fois utilisé pour désigner le CUP et le CUC. Bien que généralement, il fasse plutôt référence à la Moneda Nacional (CUP), certains (bien que rares) commerçants jouent de cette confusion avec les touristes. Souvent il est évident de savoir si il s’agit de prix en CUP ou CUC mais en cas de doute, n’hésitez pas à demander.

TRANSPORTS

DEPUIS/VERS L’AÉROPORT

TAXIS OFFICIELS

Il n’existe aucun moyen de transport en commun depuis l’aéroport international. Les taxis sont dès lors l’unique manière de rejoindre directement La Havane.
Et aucune chance pour que vous les ratiez, les chauffeurs vous attendent de pied ferme à la sortie des arrivées. Les véhicules jaune et noir font la file juste devant le bâtiment.
Prix: ~ 30 CUC (29$), pour le trajet, que vous soyez seul ou 4. Si vous voyagez seul ou à deux, il sera intéressant d’essayez de trouver des compagnons — dans l’avion ou devant les CADECA, les bureaux de change — avec lesquels vous pourrez partager les frais du taxi. Sachez que le taxi n’acceptera généralement qu’une seule destination pour l’entièreté du groupe.

TAXIS NON-OFFICIELS

En sortant du bâtiment de l’aéroport et en le longeant sur la droite jusqu’à son extrémité, vous trouverez sous la rampe venant du hall des départs, les taxis non-officiels. Dans l’une de ces belles voitures américaines, leur chauffeurs vous proposeront de vous transporter à des prix plus intéressants que ceux pratiqués par les taxis officiels.

BUS

À proximité du terminal national, qui se trouve à environ 2 kilomètres du terminal international, passe le MetroBus P12 — un bus articulé à destination des cubains.
Prix: 0,40 CUP (0,34€).
Durée: entre 30 à 60 min en fonction du traffic.

Pour rejoindre l’arrêt du MetroBus P12, quelques options s’offrent à vous:
• Prendre la navette de bus qui rallie les terminaux entre eux (0,40 CUP),
• Prendre un tuk-tuk (1 CUC),
• Marcher le long de la route. Cela vous prendra environ une demi-heure (gratuit),

Dans les 3 cas, il vous faudra rejoindre la Carretera de Murgas.
Pour cela, en sortant de l’aéroport, empruntez le trottoir sur votre droite jusqu’au bout du bâtiment. À l’extrêmité de celui-ci, un sentier poursuit pratiquement tout droit, passant à côté des taxis non-officiels et ensuite le long d’un petit restaurant “La Casona” jusqu’à arriver au niveau de la “Carretera de Murgas.
C’est là que vous trouverez l’arrêt de la navette de bus et les tuk-tuk. Les marcheurs poursuivront sur la Carretera jusqu’à l’Avenida Rancho Boyeros. L’arrêt du MetroBus P12 se trouve un peu plus loin sur la gauche, sur le trottoir opposé.

SE DÉPLACER

INTRA/INTER-CITÉS

Pour les déplacements intra-cité, il n’y a pas de transports en commun prévus pour les touristes, hormis les taxis et les Tuk-Tuk.

Almendrones
À La Havane, ces vieilles voitures américaines, également appelées « máquinas », empruntent des itinéraires fixes. Sur leur trajet, ils s’arrêtent n’importe où pour prendre ou déposer des passagers.

Guaguas
Quant aux locaux, ils utilisent massivement les Guaguas (prononcez Wawa), les autobus citadins et inter-cités régionaux.

Vous trouverez de nombreux arrêts indiqués généralement par un simple poteau surmonté d’un panneau bleu avec le numéro des lignes desservies.
La “Wawa” est, sans le moindre doute, un des moyens les plus économiques pour vous déplacer dans une ville ou dans les alentours.
Il vous en coûtera normalement pas plus d’1 CUP, à délivrer directement au chauffeur. Sachez que celui-ci n’est pas tenu de vous rendre la monnaie. Ayez dès lors le compte juste, à moins de vouloir lui faire un petit cadeau.

Néanmoins, pour certaines destinations prisées par les touristes, comme la Playa Rancho Luna au sud de Cienfuegos — qui est desservie par un ferry mais aussi par une Wawa —, vous paierez 1 CUC pour le trajet; à moins évidemment, de passer pour un cubain.

INTRA/INTER-RÉGIONAUX

Pour les déplacement intra/inter-régionaux, les touristes ont essentiellement 3 options: les taxis (collectivo ou non), les bus Viazul et les trains.

TAXIS

Où que vous soyez, vous ne devriez pas rencontrer le moindre problème pour trouver un taxi, ils sont (pratiquement) partout. Dans les villes, les plus touristiques, des locaux vous aborderont même pour vous proposer leur service.

Taxis officiels
Pour ce qui est des taxis classiques, il y a les officiels — facilement reconnaissables à leurs couleurs jaune et noir —, qui sont équipés d’un taximètre. Vous pouvez néanmoins essayer de négocier le prix avant de prendre la route.

Taxis non-officiels
Il y a également les taxis non-officiels qui sont pour la plus grande partie, des taxis collectivos — partagés donc —, à moins que vous en conveniez autrement. Certains travaillent au sein d’une coopérative, mais la très large majorité d’entre-eux travaillent individuellement. Les taxis collectifs sont une alternative rapide, souvent comfortable et fiable aux autres moyens de transports. Ils sont également utilisés par les cubains plus aisés mais n’ayant pas de véhicule personnel.

Prix
Pour un taxi non-collectif, il faut compter environ 0,50 CUC/km.
En colectivo, les prix sont évidemment moins chers. Néanmoins ils sont généralement un peu plus chers que ceux pratiqués par la compagnie de bus Viazul — la compagnie de bus pour touristes —, entre ceux demandés aux locaux et ceux pratiqués par Viazul, la compagnie de bus pour les touristes; mais avec le plaisir de faire le voyage à bord d’une belle américaine (enfin, pas toujours).

Un Havana – Viñales (183km)

  • Taxi non-collectif : ~ 90 CUC
  • Taxi collectif : 15 à 25 CUC
  • Viazul : 12 CUC

Sachez que pour les taxis, collectifs ou non, il est toujours possible de négocier le prix, tout en restant poli et compréhensif.

N’oubliez pas que pour la plupart des cubains — qui ne peuvent pas quitter leur île —, si vous pouvez vous payer un vol depuis votre pays d’origine jusqu’à Cuba, vous devriez bien être en mesure de pouvoir payer un taxi à 20$.

Les taxis collectivos se retrouvent à différents endroits. On les retrouve souvent à la sortie des terminaux de bus Omnibus Nacional, mais dans certaines villes, ils ont leur propre terminaux.
Ici vous embarquerez dans une belle américaine et là, vous montrez à bord d’une jeep.
Dans tous les cas, le véhicule ne se mettra en route que lorsqu’il sera plein. Ce qui correspond à 5 à 10 passagers selon le type de voiture.

Taxis Service porte-à-porte
Certains taxis colectivos se sont spécialisés dans le ralliement de certaines villes touristiques, agrémenté d’un service de porte-à-porte. Vous pourrez réserver votre taxi colectivo depuis votre casa particular ou directement en rue — il ne sera d’ailleurs pas rare qu’un local vous le propose.
L’heure de départ est généralement fixe et les destinations sont les principales villes touristiques du pays.
Ici, le service est donc censé être du porte-à-porte, ce qui signifie qu’on viendra vous chercher devant votre casa particular et qu’on vous déposera devant votre prochain logement.

Sur le trajet La Havane – Vinales, le taxi fera même un arrêt dans une plantation de tabac où l’on vous présentera, gratuitement, le processus de fabrication du cigare.

AUTOCARS VIAZUL

De Viñales à l’extrême ouest à Baracoa, à l’extrême est, toutes les destinations touristiques de l’îles et même certaines qui le sont moins, sont desservies par la compagnie étatique Viazul. Ce sont les seuls transports en commun avec le train, que les touristes sont officiellement autorisés à emprunter.

Les billets s’achètent au terminal Viazul ou sur internet (en anglais et espagnol) www.viazul.com. Au guichet, les billets se paient en CUC. La flotte Viazul est constituée d’autocars relativement récents, confortables, de bonne facture (chinois) avec air conditionné (qui d’ailleurs souffle un vent sibérien).

OMNIBUS NACIONAL

Les cubains (sauf à de très rares exceptions) utilisent d’autres compagnies qui leur sont, du moins officiellement, réservées. L’équivalent à Viazul pour les locaux sont les bus de la compagnie étatique Omnibus Nacional. Ces bus disposent généralement de leur propre terminal et lorsqu’il est partagé avec celui de Viazul, les guichets et les salles d’attentes sont bien distinctement séparés.
Les billets s’achètent aux guichets et se paient en CUP. A priori, jamais aucun guichetier ne vous vendra un billet pour un Omnibus Nacional.
En revanche, il est possible dans certains terminaux d’accéder aux quais d’embarquement des Omnibus et donc de pouvoir discuter avec le ou les  conducteurs et d’obtenir un siège à bord du véhicule. Néanmoins, si il est évident que vous êtes touristes, attendez-vous à payer un prix significativement plus important qu’un local voire un prix proche de ceux pratiqués par Viazul. Sachez néanmoins que cet argent va directement dans la poche du chauffeur et qu’il est dès lors possible de négocier un peu.

CAMIÓNES

Pour les trajets intra-régionaux et inter-régionaux, les Camiónes sont sans nulle doute le moyen de transport le plus économique !
Ce sont littéralement des camions porteurs de type fourgon dont le volume de chargement a été sommairement aménagé pour le transport de personnes. Autant vous dire que c’est (très) spartiate et incomfortable mais c’est de cette manière que se déplace l’immense majorité des Cubains.

Théoriquement, les camiónes sont censés desservir les villages et les hameaux qui se trouvent sur la route entre les plus grosses villes, en support aux autocars Omnibus Nacional qui eux, contrairement à ce que leur nom pourrait indiquer, ne sont pas censés s’arrêter à tout bout de champ.
Le temps de trajet en camiónes peut dès lors être deux à trois fois plus long qu’en bus ou en taxi.
D’autre part, les camiónes n’ont pas d’horaires fixes. Ils quittent généralement leur point de départ lorsque le chauffeur estime que son véhicule est suffisamment rempli; ce qui rend le voyage un peu plus incertain. Mais que vous soyez au terminus de départ du camión ou sur son trajet, l’attente dépasse rarement l’heure.

Dans les moyennes et grandes villes, le camiónes partagent généralement leur terminus avec les Omnibus Nacional. Mais l’accès aux quais est distinct car il faut généralement un ticket valide pour accéder aux quais des bus Omnibus. Mais le point de départ peut tout aussi bien être une simple aire de parking d’autoroute: c’est le cas des camiónes en partance de La Havane pour Pinar del Río dont les départs se font au niveau de l’échangeur de l’autoroute A4 et de la caille 100.
Prix: en fonction de la distance, le trajet coutera généralement entre 10 et 40 CUP.

TRAIN

Les trains sont opérés par la compagnie nationale Ferrocariles de Cuba dont le réseau couvre une très large partie du pays, d’ouest en est, et du nord au sud.

Si voyager en train sera probablement l’experience de transport la plus inoubliable que vous aurez l’occasion de vivre à Cuba, il vous faudra néanmoins vous armer d’énormément de patience, ainsi que de faire preuve d’un détachement total, car durant cette aventure, absolument tout pourra vous arriver.
Entre la vétusté du réseau et des wagons; les arrêts fréquents — pratiquement à chaque village —, plus ceux dans les grandes villes vous permettront de vous dégourdir les jambes, de remplir votre bouteille d’eau ou de vous acheter un en-cas, les débarquement par la police de passagers outrageants ou encore l’évacuation de personnes souffrantes, soyez assurés qu’une myriade d’événements plus ou moins prévisibles s’enchaîneront et induiront un rallongement non négligeable à votre périple.

Il existe principalement deux types de train: les Especiales et les Réguliers:
Especial: ils font moins d’arrêts, sont donc plus rapides et sont munis d’air-conditionné. Leur départ est aussi moins fréquents, généralement tous les 3-4 jours.
Régulier: ils font un plus grand nombre d’arrêts, ne disposent pas d’air-conditionné mais ont des départs normalement quotidiennement.

Ticket
Obtenir un ticket ne pose généralement pas de problème, les touristes bénéficiant d’un certain nombre de sièges qui leur sont dévolus. Mais il arrive, si vous achetez votre billet le jour-même, dans les petites gares intermédiaires, que le guichetier vous annonce qu’il n’est pas en mesure de vous dire si il y a encore des places libres; qu’il faut attendre jusqu’à ce que le train arrive pour connaître la situation des disponibilités. Il est vrai que la plupart des petites gares ne disposent pas de système informatique de gestion des tickets, mais malgré tout, c’est surtout souvent un moyen de vous vendre un ticket en dernière minute sous la table. Lorsque le train arrivera, il est possible que l’accompagnateur vous dise que le train est complet mais qu’il est possible de vous trouver une place moyennement un paiement directe de main-à-main équivalent à la valeur du billet. Une manière pour beaucoup de Cubains travaillant dans les services étatiques d’arrondir les fins de mois. Privilégiez donc l’achat de votre billet au moins la veille de votre départ et de préférence depuis une grande gare. Si vous deviez vous y prendre en dernière minute et/ou depuis une gare intermédiaire, et que vous deviez faire face à une incertitude quant à la disponibilité des sièges, attendez jusqu’à l’arrivée de votre train: au prix du billet pour les touristes, il est certain que vous obtiendrez une place, que ce soit en obtenant un billet de façon régulière ou non.

Dans les grandes gares, et particulièrement à La Havane, achetez votre billet dès l’ouverture des guichets (et arrivez même avant) pour éviter les longues files d’attente.

La Havane
La Estación Central subit de grands travaux de rénovation qui ne sont pas près d’être terminés. En attendant, c’est à la gare de La Coubre — jouxtant la Gare Centrale —, que s’achètent les billets et que partent et arrivent les trains.