La boucle du Quilotoa, qui doit son nom au volcan éponyme, est probablement l’une des plus belles randonnées d’Equateur. En l’espace de quelques jours, vous gravirez des collines, traverserez des rivières, déambulerez sur les plateaux de verdoyants canyons et resterez sans voix devant la beauté de l’ancien volcan dont le cratère effondré abrite à présent une lagune aux eaux turquoises

1. Voyagez léger.

Laissez votre gros sac à dos dans votre auberge. La plupart d’entre-elles — que ce soit à Quito, Latacunga ou dans le village de Quilotoa —, accepteront de garder gratuitement votre sac, d’autres vous demanderont, notamment si vous n’avez pas logé chez eux, une contribution d’environ 1$ par jour. C’est le cas, par exemple, de l’hostel Tiana à Latacunga.

Si vous ne comptez pas faire tout le parcours, mais juste une ou deux étapes pour ensuite revenir sur vos pas (à pied ou en bus), vous pouvez également laisser votre sac à dos dans votre village de départ. En fonction de votre itinéraire, ça peut-être Zumbahua, Quilotoa ou Sigchos. Pour ma part, j’ai pu laisser gratuitement mon sac à dos durant 6 jours dans le magasin artisanal intégré à l’hostel Chukirawa à Quilotoa.

N’emportez dans votre petit sac à dos que le strict minimum. Par exemple : votre nécessaire de toilette, sous-vêtements, une ou deux paires de chaussettes, des vêtements chauds (veste pour les soirées froides et de quoi transporter de l’eau (minimum 2 litres par jour).

2. Plusieurs possibilités d’itinéraires.

Que vous n’ayez qu’une seule journée de disponible ou toute une semaine à consacrer à la région, il y aura un itinéraire qui vous comblera.

  • Une journée

Si vous souhaitez uniquement voir la lagune, prenez simplement un bus (compagnie Viverode, 2,5$/trajet) depuis Latacunga. Après un trajet d’environ 1 heure, le bus vous déposera à l’entrée du petit village constitué de deux routes bordées de part et d’autres d’auberges et de restaurants.

Sur place, vous pourrez contempler la lagune depuis une des terrasses qui surplombent la caldeira. De là, un sentier descend jusqu’à la lagune où vous pourrez louer des kayaks.

Les plus courageux parcourront les crêtes de la caldeira. Comptez un minimum de 4 à 5 heure pour en faire le tour.

Si vous en avez la possibilité et si la météo vous est favorable, restez-y une nuit à Quilotoa pour admirer l’inoubliable lever du soleil au-dessus de la lagune (voir aussi le point nº 7).

  • Deux journées

Idéal pour parcourir les 22 km qui séparent Quilotoa de Chugchilàn. Cette étape d’une journée (comptez environ huit heures de marche) vous fera passer par les crêtes de la caldeira, avant de descendre lentement sur un haut plateau, lequel est traversé par un canyon qu’il vous fera franchir en descendant jusqu’au lit de ce qui était autrefois une rivière tumultueuse et qui n’est à présent qu’un petit filet d’eau se frayant un chemin entre les roches. Vous remonterez ensuite lentement le long du versant opposé jusqu’à arriver à destination.

Le retour, bien que plus physique, est tout aussi magnifique que l’aller. Néanmoins, il est possible de rejoindre Quilotoa en taxi ou en bus. Le bus quitte Chugchilàn vers 06 heures du matin depuis la place principale du village.

  • Trois jours et plus

Étant donné qu’il s’agit d’une boucle, vous pouvez la parcourir dans les deux sens :

⁃ Latacunga > Sigchos > Isinlivi > Chugchilán > Quilotoa > Zumbahua > Latacunga

⁃ Latacunga > Zumbahua > Quilotoa > Chugchilán > Isinlivi > Sigchos > Latacunga

Quilotoa peut être rejoint en trois jours depuis Sigchos (ou inversement) mais pour plus de confort, et pour profiter pleinement des paysages, mieux vaut s’accorder au moins 4 jours.

3. Il est plus simple de commencer à Quilotoa.

Si vous souhaitez terminer en beauté avec la lagune de Quilotoa, commencez votre randonnée par Sigchos. Sachez néanmoins que dans ce sens, le dénivelé sera globalement positif, voire ardu, en particulier lorsqu’il s’agira de gravir les pentes du volcan Quilotoa.

En revanche, en commençant par Quilotoa, l’itinéraire aura un dénivelé principalement négatif.

La lagune est le point culminant de la randonnée. Une fois sa crête qui entoure la caldeira passée, le dénivelé sera généralement plutôt négatif.

4. C’est plutôt bon marché.

La randonnée peut absolument se faire indépendamment. Dès lors que vous ne faites pas appel à un guide, que vous passerez la plupart de votre temps à marcher et à admirer les majestueux paysages que vous traverserez, vous n’aurez que très peu d’occasions de dépenser votre argent.

Depuis Quito, il vous coûtera environ 5$ pour rejoindre un des points de départ de la randonnée. En revanche, les hostels sont plus chers qu’à Quito : comptez entre 12 et 20$ la nuit en dortoir mais un dîner trois services et un plantureux petit-déjeuner sont compris.

5. Maps.me vous indiquera le chemin.

Si vous avez un smartphone, je ne peux que vous recommander de télécharger l’application (open source) gratuite Maps.me. Cette application vous permet de télécharger, toujours gratuitement, les cartes des différentes parties du monde — dans ce cas-ci, téléchargez la zone west de l’Equateur (28,2 MB) —, et de les consulter ensuite sans connexion internet. Les cartes sont d’une incroyable précision et contiennent pratiquement tous les sentiers possibles et imaginables. Outre le fait de vous montrez votre localisation et des cartes précises, l’application peut également calculer des itinéraires, sans connexion internet, à pied (c’est évidemment ce qui nous intéresse ici) mais aussi en voiture et à vélo.

6. Il n’y a pas de distributeur d’argent (DAB).

« Perdu » au milieu des Andes, vous ne trouverez aucun lieu pour retirer de l’argent une fois que vous aurez quitté Latacunga. Partez avec tout l’argent dont vous aurez besoin pour payer votre logement, vos déjeuners et les extras.

Certains hostels proposent néanmoins de payer par carte bancaire (VISA, MasterCard, Maestro) mais les transactions sont dépendantes d’une connexion cellulaire (GSM) qui est souvent instable.

7. Il fait froid la nuit

Comme dit plus haut, emmenez des vêtements chauds. Autant les journées peuvent être chaudes et ensoleillées, mais aussi pluvieuses, autant les nuits en altitude sont très froides. Les chambres des hostels ne sont généralement pas chauffées. Au mieux les espaces communs disposent d’un poêle mais malgré tout, dès la nuit tombée les températures chuteront vertigineusement. Pour que vous puissiez passer la nuit bien au chaud, votre hostel vous fournira des couvertures en suffisance. N’hésitez pas à en demander plus si vous pensez que malgré tout vous aurez froid.

8. Allez voir le lever du soleil au-dessus du cratère du Quilotoa.

Que vous ne visitiez que la lagune ou que vous fassiez la randonnée, le lever du soleil sera probablement l’un des plus beaux moments de votre visite dans la région et rien que pour cela, je ne peux que vous conseiller de passer la nuit au village de Quilotoa. Consultez les prévisions météorologiques afin de vous assurer que le ciel ne sera pas complètement couvert, munissez-vous de vêtements chauds (les nuits sont froides) — emportez éventuellement une de vos couvertures si votre hostel le permet et soyez sur place environ 15 minutes avant l’heure officielle de lever de l’astre solaire (généralement aux alentours de 06h15).

9. Votre appareil photo en prendra plein la vue (et vous aussi).

Avec des paysages à couper le souffle, il vous sera difficile de ne pas vous arrêter toutes les cinq minutes pour dégainer votre appareil photo. Rien que la lagune comblera les amoureux de la photographie. Sur le parcours de la boucle, la faune et la flore sont époustouflantes, les reliefs et les perspectives changent continuellement et la lumière varie avec une météo indécise — elle y est tantôt douce, tantôt en clair-obscur voire parfois écrasante.

10. Les hostels ont tous du WIFI.

Cerise sur le gâteau, pour les plus accros d’entre-vous, tous les hostels que j’ai visités ou dans lesquels je suis resté, disposaient d’une connexion WIFI. Vous pourrez sans problème partager vos découvertes, vos photos et vos expériences avec vos amis et votre famille.